Avant de quitter Potosi, Adri a vite escaladé le Cerro Rico ou se trouve les mines, altitude 4'800m, comme le Mont-Blanc mais en partant de 4'100 ! ;) Vue imprenable !
La suite de l'aventure se poursuit comme prévu à Sucre, capitale de la Bolivie. Jolie ville dans laquelle on sent nettement l'écart de niveau social avec le reste du pays. Evo Morales, le président adulé est présent partout, son nom et son image apparaissent dans les commerces, sur les murs et sur les innombrables télés présentes partout (au moins autant que le Coca Cola et les soda). Limite sectaire tout ça... Le centre grouille comme nul part ailleurs, le tout est si compact qu'on est heureux de le traverser en "colectivo", petit bus peruvien. Les multitudes de bouis-bouis, de commerces embullants, de fruits, de couleurs sont un plaisir pour les yeux.
Une fois la visite de la ville effectuée, un besoin d'air pur nous convie à faire un trek à une vingtaine de kilomètres de là. Un camion à bestiaux dans lequel nous partageons l'espace avec femmes, bébés, vieux, poules, moutons, chèvres, et taureaux (si-si !) nous mène jusqu'à Chataquila d'où débute notre marche. L'experience du transport est amusante. La vue est splendide, les montagnes mutlicolores composées de plein de roches differentes nous attire. Et c'est là que la galère à vraiment commencée...
Un orage gronde, en moins de 10 minutes il masque le beau soleil et apporte son lot de nuages noirs et de pluie. Nous ne sommes qu'au début de la rando que nous espérions faire durer au moins 3 jours. Et ce temps terrible nous suivra toute l'apres-midi jusqu'au soir. Le terrain devient vite boueux et certaines routes innondées ne sont traversables que les chaussures à la main. 3h plus tard un 4x4 approche au loin, nous lui faisons de grands signes pour lui demander notre chemin et au mieux un peu d'aide, car le coin est désert... et detrampé. A l'interieur 3 boliviens nous font de grands sourires et continuent leur route. Encore des autochtones sympas ! Decidément les gens aimables sont rares ici. On continue notre route encore quelques heures avant de croiser le prochaine vehicule : un camion de sable que nous avions rencontré le matin enlisé au bord de la rivière à des kilomètres de là. Quelques appels de phare et nous grimpons à bord (dans le sable), ouf ! Il nous deposera à Maragua où par chance de petites maisonnettes en pierre attendent les voyageurs pour la nuit. 65 bolivianos par personne, un peu cher tout de même pour des panneaux solaires qui ne marchent pas donc pas d'electricite, pas d'eau chaude (on a l'habitude) et pas de lumière, une cheminée sans bois, une chouette cuisine inutilisable, un repas du soir composé de riz et de riz, et un micro-petit dejeuné le lendemain matin. On en a vu d'autres ! On repart le matin sous la pluie battante qui ne cessera que dans l'après-midi. On marche toute la journée dans un magnifique decort rouge et vert et bleu un peu gàché par le ciel si sombre. De bonnes soupes chaudes faites à l'aide de notre petit réchaud nous réchauffent les miches. Et là, arrivés à Quila Quila, un bus est près à partir pour Sucre. Ni une ni deux on le prend ! On convient avec le chauffeur de nous déposer à la route qui nous permettra de prendre la direction de Potosi et Tupiza. Pour continuer la lignée de poisse il nous mènera au centre ville duquel nous aurons bien du mal à ressortir pour trouver un bus. Une fois au terminal d'autobus, la compagnie qui nous avait assurée précédemment avoir des bus chaque jour à 18h30 n'en a en fait pas ce jour là (bizzarement). Un type qui se veut sympa nous trouvera tout de même 2 places à bord d'un vehicule.. après nous avoir escroqué de 20 bollivianos. Ce bus de nuit est une catastrophe : très bruyant, les sièges ne se couchent pas et il s'arrête sans cesse. Après une interminable nuit blanche, nous arrivons crevés ici à Tupisa à 5h du matin. Il fait encore passablement nuit et nous sommes KO, quelques secondes d'inatention et hop ! Un sac disparait. On s'est fait volé notre petit sac à dos sous nos yeux, heureusement il ne contenant rien d'important. Sauf... la liseuse-top-la-classe qui nous permettait de lire chaque soir et qui contenant tous nos precieux guides de voyage. Heureusement Adri avait prévue une sauvegarde au cas où, prévoyant notre Adri ! Après tout ça, ça nous fout un coup. On relève la tête et on part à la recherche d'un hôtel. Encore la poisse, on se moque de nous pour un oui ou pour un non et à notre grand désarroi c'est pareil quasiment partout dans ce pays ! Même les bouteilles d'eau se payent notre tête car inouvrables ! On demande un renseignement, et on nous répond à côté. On se demande si c'est fait exprès, avec la nette conviction que nous ne sommes pas vraiment les bienvenues.
On vous rassure, on va bien, on mange bien (parce que régulièrement on se fait à manger) et le moral est bon. Mais il est vrai depuis le début, on se ne sent pas très bien dans ce pays. Les décors sont merveilleux et on voit plein de choses intéressantes, mais après les Salars d'Uyuni que nous feront demain ou mardi, c'est ferme et définitif : on change de pays !
Toutes les photos : ici
Voici notre histoire, celle de la découverte de la France en 6 mois... et du monde en 180 jours !
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Bienvenue sur notre blog ! Au gré des articles nous vous dévoilons les découvertes que nous faisons tout au long de notre périple en France dont le départ a eu lieu le 2 mai 2012. N'hésitez pas à nous laisser un p'tit commentaire au bas de chaque article après votre visite. Bon voyage avec nous !
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